Aline se promene a Lynn Headwaters National Parks


L’intérêt de Vancouver, c’est qu’on peut aller se promener en montagne sans voiture, et ceci sans habiter dans un trou-perdu.
Avec Mademoiselle C, nous nous sommes données rendez-vous au Seabus, sorte de bac a pied pour se rendre a North Vancouver a 11h30. Pour un dimanche matin, c’est a peu près correct, mais si nous partions plus tard, il aurait alors été difficile de trouver une excuse pour trimballer des sandwiches et des barres chocolatées hyper caloriques. Évidemment, il faisait mauvais:

Ensuite on etait dans la foret, donc ca se voyait pas qu’il faisait un temps pourri. C’etait boueux, mais joli. On a mange assise sur une grosse pierre au bord de l’eau, en attendant le couple BC (ou CB, pour ne pas faire de favoritisme).

On est par le Lynn Canyon Bridge: la premiere fois c’est dur, la seconde ca va, et ensuite pas de probleme, je pourrais meme sauter a l’elastique du milieu.

C’etait « blanc » en bas:

Les sentiers etaient super boueux, voir se confondaient avec les ruisseaux, y’avait de la brume au dessus du torrent…on etait plus proche de Novembre que de Juillet.

Comme a chaque fois qu’on sort de la ville, on etait dans une bear zone:

Dans les forets du BC il pleut tellement qu’il pousse des algues sur les arbres:

Mêmes les arbres essaient de déménager pour aller a Hawaii, mais comme ils ne savent pas conduire ils se retrouvent coincés dans leurs véhicules pour des dizaines et des dizaines d’années:

Parfois il y a des passages a secs:

Au bout nous sommes arrivés a une cascade, et un pont suspendu (encore!), mais cette fois-ci a 5 metres du sol.

Bien que tres humide et tres rafraichissant, ce fut fort agreable. La boucle a dure 4h30, parfait pour un dimanche tranquille. La dernière demi-heure a été franchement mouillée puisqu’il s’est mis a pleuvoir fortement, mais ça a permis de laver quelque peu les chaussures de montagnes et la boue qu’il y avait sur nos pantalons.

Une photo de vegetaux pour la route, et a la prochaine!

Monsieur A et Aline partent a l’aventure: Las Vegas, Nevada


Après avoir eu bien chaud au Grand Canyon, on est reparti pour Las Vegas, avec un arrêt à Seligman, dans le même camping que celui dans lequel on s’était arrêté a l’aller.

Vu le peu de choix de camping dans les régions désertiques et l’option piscine de celui-ci, on ne pouvait décemment pas s’arrêter ailleurs.
A l’Arizona succéda le Nevada, mais niveau paysage, c’était toujours la même chose, monotone, monotone…mais beau, et avec des flingues.

Et au bout de la route, y’a eu de l’eau, d’une couleur assez irréelle:

Ce lac , Mead Lake, est la réserve d’eau de Las Vegas, dont la pérennité est menacée par la ville, chose assez logique car la ville s’est bâtie uniquement grâce a cet apport en eau (grand sujet, grand intérêt, mais un autre jour, ou cherchez les infos par vous-mêmes, je ne suis pas un cerveau sur pattes).

On a croisé un phénomène de combustion spontanée, tellement il faisait chaud :115 degrés Fahrenheit (pour passer du Fahrenheit au Celsius, il faut retrancher 32, multiplier ensuite ce résultat par 5, puis le diviser par neuf. Ça se fait facilement de tête, donc je vous laisse le faire, faut pas non plus trop en demander).

Puis, au milieu de rien, est apparue la ville:

En ayant la vague impression d’être sur un circuit de course automobile,

on a rejoint la maison d’Hunter, dernier couch surfer qui nous accueillait. Y’avait 7 autres couch surfers dans un 3 pièces, ça faisait vraiment auberge espagnole mais en couch surfing, faut pas faire les difficiles.

Heureusement y’avait une piscine-piscine,

Et une piscine baignoire.

Pour le reste, on a surtout vu des casinos.

(la caserne en stuc 100% veritable des sirenes)

A part des casinos vu de dehors, on a aussi vu des chefs d’œuvres de bon gout:

Un E.T-téléphone-maison qui vole en vrai,

Et ensuite on a visité la face interne, histoire de cocher « vivre une expérience au delà du réel » sur la liste-des-trucs-a-faire-de-la-vie:

(y’avait même des fleurs en nature véritable)

(Oui, ceci est une vue a moitie interne a moitie externe, mais vu la mauvaise qualité de ma connexion internet je n’avais pas le courage de la remettre a as bonne place.
Voici donc un simulacre de Venise, sauvée des eaux -qui ont miraculeusement disparu sous l’effet des 45 degrés, peut être)

Bon, je ne me souviens pas de la provenance de tout, mais en même temps, c’est pas comme si c’était aussi important que la date de naissance de Kim Il-Sung.
Si vous tenez absolument a savoir ou j’ai photographié ces chefs d’œuvres rococo (ce dont je doute fortement), il suffit d’y aller.

On a aussi vu des trucs assez insolites, comme le distributeur de Best Buy, marque équivalente a Darty ou Boulanger, dans lequel il était possible d’acheter un ipod (entre autres):

Y’avait aussi Paris,

des trucs français (enfin presque, parce que « PO », j’ai beau me creuser la tête, je vois pas trop ce que ça veut dire…il me semblait que c’était plutôt « RF » qui était écrit, mais peut-être me trompe-je),

Et, comme on était presque a Paris, il y a eu de la pluie…Beaucoup,

Donc ça a fait d’énormes flaques dégoûtantes:

Étant donné qu’il ne pleut que 22 jours par an, la probabilité pour que ça arrive était de 6%…  La température a baissé de près de 15 degrés, ce qui a tout de suite rendu l’air un peu plus respirable.
Hunter, notre hote-de-l’auberge-espagnole, avait la clim dans son appartement, comme tout le monde ici, ce qui fait qu’il était très agréable de dormir, sans transpirer, ni se réveiller a 6h du matin dans un four.

Ensuite, on a rendu la voiture a Budget a l’aéroport de LAS, on est parti pour Vancouver par Phoenix, en s’y arrêtant 10 heures. Il faisait chaud, on a attendu le bus 1h en testant les limites de la température d’ébullition du sang (46 degres, ca bout pas encore), et on a dévalisé le magasin Abercrombie et Fitch, parce que non, pas moyen de se faire la queue d’1h30 sur les champs pour payer ta chemise 120 euros, alors qu’en attendant pas on peut avoir des chemises pour 30$ (soldes, au lieu de 100$).

De l’avion, en survolant Seattle, Everett et Belingham (état de Washington), on a pu voir tous les feux d’artifice du 4 juillet. c’était assez intéressant d’avoir un point de vue aérien, puisqu’on voyait les fusées d’au dessus, et jusqu’à une vingtaine a la fois. On a donc vu pour environ 50 ans de feu d’artifice en 1h, plutôt un bon record.

Le lendemain, 5 juillet, Phoenix était englouti sous une tempête de sable clouant tous les avions au sol, et plongeant la ville dans l’obscurité la plus totale pendant des heures… Rétrospectivement, on a bien fait de ne pas rentrer plus tard, c’était pile poil.

Sur ce, bonne journée/nuit.

Monsieur A et Aline partent a l’aventure: Grand Canyon, Arizona!


Donc ça y est, on est en Arizona.

Étant donné que leurs plaques minéralogiques ont toutes de cactus dessus, comme le Nouveau Mexique, je m’attendais a en voir plein d’un coup, a pouvoir tomber en panne sans eau sans soucis puisqu’ils seraient la pour me désaltérer, utiliser leurs aiguilles pour faire de l’acupuncture, dormir a l’ombre… tout ça.
Pas de chance, y’en a eu aucun a l’horizon, et même pire! il y avait des champs de cultures (enfin quelques uns), et de l’eau. Pas de l’eau en bouteille, non-non, de la vraie eau dehors, dans un lac, et qui s’évapore au soleil.
Comme dans notre voyage on a essayé de faire un comparatif de tous les prix d’essence que nous pouvions trouver, on a fait un détour par la « mythique » route 66, histoire de voir le prix du carburant en Arizona. C’est vrai que c’est un peu bizarre de vouloir voir le prix de l’essence en Arizona sur cette route, on voit pas trop le rapport…Parce qu’il n’y en a aucun, en fait. on est sorti de l’autoroute , on a roulé dans la direction de « Gaz », et au bout on est tombe sur la route 66, au milieu de rien.

3,45$ Le gallon, c’etait plutot pas mal, comme prix. Plutot moins cher qu’en Californie ou on se situait davantage autour des 4,09$.
Pour info, 1 gallon = 3,78541178 litres, et au taux de change d’aujourd’hui, 3,45 USD correspondent a 2,41376898 euros. Un petit produit en croix pour remettre tout cela d’aplomb, et on obtient 1 litre d’essence a 0,6376503 euros.

OUI OUI vous avez bien lu, le litre d’essence est a 64 centimes d’euros! Dingue. En passant devant une station service désaffectée (je ne vois d’ailleurs pas trop comment c’est possible, rétrospectivement, une station service désaffectée… ce serait comme un mac do qui ferait faillite), le prix du gallon était  a 2,75$, et la station avait ferme en janvier, si l’on se réfère au panneau géant collé sur la vitrine. Chez eux aussi ça augmente, mais on est loin des 1,5 euros le litre… Morale de l’histoire: devenez amerloque, ou passez vous de votre bagnole (surtout si vous etes en ville. les transports en commun ca existe, et on est pas des cul-de-jattes.)

Bref. On s’est arrêté au bord de l’eau pour faire une photo, parce que de la vraie eau alors que le paysage n’est que sable et chaleur, ca merite qu’on s’y intéresse:

La chaleur était telle que des effluves brulantes me grillaient les doigts de pied  bien que je sois en nu-pieds et non pieds-nus (4 pieds dans la même phrase, bien.).

Ensuite on a roulé, roulé, roulé, roulé, toujours pareil. L’altimètre de nos montres de l’espace grimpait, grimpait… et il faisait toujours aussi chaud. Le soir on a dormi a Seligman, a 1h30 du Canyon. 1630 mètres d’altitude, 43 degrés. Cool, si tu envisages de tester comment faire bouillir ton sang a l’intérieur de toi. Il y avait pas mal de vent, et comme il ne pleut jamais, c’est que de la poussière… Le vent plus la poussière plus la chaleur ça fait un mélange bien nul. On a donc trouvé le seul arbre rabougri du camping pour s’abriter derrière:

on s’est baigné dans la piscine a 32 degrés, et on a mis nos affaires a sécher (sur un fil de fer barbelé, mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a, et ça fait un très bonne corde a linge, puisque cela fait a la fois la corde ET les pinces a linge).
14 minutes après, tout est ultra sec (et poussiéreux, mais on ne peut pas tout avoir).

Nos voisins étaient marrants, ils ont des camping-cars ou des caravanes tellement énormes qu’on dirait qu’ils ont une dimension parallèle a héberger a l’intérieur, et qu’en fait quand ils rentrent ils sont dans une villa de 1000m2 a Miami.

Pour les couples divorcés, il existe la version « chacun sa porte ». Ceci peut aussi se décliner en « porte résidence principale », « porte résidence secondaire », ou « co-propriété »:

Le soir, c’était joli:

Niveau bruit en revanche, c’était pas vraiment l’endroit rêvé… a une trentaine de mètres derrière le camping passait une voie ferrée, avec des trains de fret très très longs: entre 117 et 136 wagons, soit 2 minutes facile de bruits infernaux.
C’était un peu énervant (bon, oui, très énervant).

Le lendemain matin, passage au Subway prendre un sandwich en guise de petit-déjeuner (ouais, on a mangé n’importe-comment-n’importe-quoi, et c’était super cool) et rencontre, dans le même temps, avec l’Amérique profonde, celle qui comprend rien quand on parle… grand moment de solitude quand la femme en face de soi parle une langue qu’on a jamais entendu, alors que c’est de l’anglais, et surtout quand elle croit qu’on parle pas anglais… Boulet.

On a encore roulé, roulé, roulé…

Finalement, on est arrivé a l’entree du Parc National du Grand Canyon:

Et on a vu des animaux:

Une fois a Grand Canyon Village, la première chose que nous avons faite a été d’aller au Mather Campground, seul camping a l’intérieur du National Park, pour voir s’il restait des places, toujours dans la logique du « premier arrivé, premier servi ». On a eu une chance incroyable en décrochant la dernière place, parfait. On a donc posé notre tente,

et on est parti en exploration, pour le voir enfin, ce canyon. Il faisait quand meme bien chaud malgre l’altitude:

(en haut les degrés, en bas l’altitude)

On avait trouvé une ballade de 8km sur le bord, et vraiment c’était immense. Pour des questions de rapidité, mais aussi et surtout par ce qu’il n’y a pas grand chose a dire, je vous laisse voir tout ceci par vous-même:



Évidemment, on a vu des animaux:

(tranquille , la vue)

Et le meilleur pour la fin: non pas un, mais TROIS condors californiens, oiseaux de pouvant faire jusqu’à 2,30 metres d’envergure, et dans le dernier stade de l’extinction de l’espèce… ÉNORMES.

Ces immenses paires d’ailes seraient un peu passés inaperçus si nous avions pas vu cet homme, qui, contrairement aux apparences, n’étaient pas en train de capter Radio Vatican, mais je regarder les oiseaux dont il suit l’évolution.

Pour finir, une image de vomi:

Et ouais! Headache (on s’en fout), nausea (Déjà plus intéressant), and VOMITING! le top du top. J’en profite d’ailleurs au passage pour saluer tous les gens chez qui j’ai vomi, et ceux chez qui je vomirai bientôt.

Prochaine étape: Las Vegas, mais pas Parano, parce que pas de drogues. (pour la référence, un minimum de culture cinématographique est nécessaire…)

Monsieur A et Aline partent a l’aventure: traversee du desert et ville fantome


Après avoir laisse Paul, notre hôte de couch surfing a Los Angeles, on a continué vers l’est.
On aurait bien continué vers le sud aussi (San Diego, Mexique, …), mais c’était pas trop la bonne route.
C’est un peu dans ces genres de moments ou tu te dis que finalement, on pourrait changer de route, jamais revenir, rester la pour toujours, les pieds dans l’eau et un ordinateur dans les mains pour bosser (faut bien vivre), écoutant de la musique mexicaine et laissant se développer son/ses mélanome(s).
Malheureusement, tout ceci est impossible, j’ai dit a la fausse-blonde de la frontière que je ne comptais pas m’établir ici, ni travailler, ni rien. C’est un coup a se retrouver a Alcatraz, ou mort avec les doigts arrachés. On ne sais jamais ce que peuvent faire les services secrets, donc mieux vaut être prudent.
On a mis le cap a l’Est, en cherchant l’outlet dont nous avait parlé Paul, au bout de Los Angeles, sur Ontario (qui est ici une ville et non une province canadienne, tout comme Vancouver est aussi une ville de la banlieue de Seattle).
Une heure de voyage plus tard (sur autoroute et sans bouchons, je précise), nous sommes toujours dans le comte de Los Angeles, mais presque au bout. C’est vraiment grand comme métropole.

La voiture nous dit qu’il fait 100 degrés, mais nous, on la croit pas, on a même pas mis la clim (en fait si, et depuis un moment. c’est ça de faire le reporter et de ne pas s’occuper du poste de pilotage). Premier arrêt, Abercrombie & Fitch, on est la pour ça, QUE pour ça, presque. Et pour Ralph Lauren aussi, tant qu’a faire. Le parking est géant, mais un peu désert, personne n’est dehors et il fait grand soleil.

Une fois garé et sortis de la voiture, on comprend pourquoi personne n’est dehors, le soleil est brûlant, l’air étouffant…il fait environ 38 degrés, avec 0 km/h de vent. On passe 2 heures dans le grand centre commercial, on trouve rien chez les deux marques pour lesquelles nous sommes venus, mais on repart après un détour plutôt riche chez Gap, Hilfiger, ou encore US Polo Association.

Devant nous nous attend le désert du Mohave, qui commence en Californie et continue en Arizona, avec ses plateaux, sa chaleur écrasante, et son vide intersidéral. Peu a peu les paysages commencent a changer:

Le soir on a dormi a Blarstow, toujours en Californie, dans un camping KOA. Ce sont des campings calmes, avec une piscine. Cette option n’est pas négligeable, quand il fait 40 degrés, après une journée de route.
On crève  de chaud, ce qui change de la nuit au bord de l’eau a Cambria, et la surprise! les sanitaires (enfin les WC, plus exactement), sont climatisés! Dingue.
Ca faisait quand même vachement désertique.

Notre emplacement,

(on avait pas encore monté la tente)

Le lendemain matin on a petit-déjeuné dans un diner assez marrant, a 7h du matin (parce qu’il faisait 36 degrés dans la tente a 6h30, A L’OMBRE!)

(notre serveuse, Betty)

Niveau menu, c’était frugal:

(oui, c’est bien pour une personne)

Après ces 14000 calories, on a décidé d’aller voir une Ghost town, Calico.
On l’a trouvé tout a fait par hasard en sortant pour aller au camping, c’était indiqué un peu partout. Un peu étrange, au milieu de pas grand chose. Notre espèce de guide spirituel-de-voyage disait que c’était l’un des villes fantômes le plus préservé, a voir. Ni une ni deux, on a plié bagage et on y est allé.

On a vu des épouvantails sur le bord des fenêtres,

Un saloon,

Une caserne de pompiers,

Un camion de pompier,

Un jardin potager piquant,

Des WC publiques délabrés,

Des tiroirs-caisses,

Chinatown,

Un hammam chinois,

Une maison d’alcoolique faite en bouteilles de verre a la place des briques (ça doit valoir une fortune en consignes),

L’intérieur de la maison en verre (appartenant a des juifs alcooliques? la légende ne le dit pas),

Un rocher fondu,

Un « trou glorieux » (a ne pas confondre avec un « fucking ass hole », qui n’est pas très glorieux),

Le trou en question,

Une vue du village de par-dessus,

Des traces de dynamite sur fond ocre,

Une maison qui se casse la margoulette,

Une cabane de Playmobil géante,

Des prix pour se dire « ahh, c’était le bon temps »,

Une école pour apprendre les thèses créationnistes aux petits américains bien pensants,

De drôles de cailloux, comme une pièce montée géante qui serait en train de s’effondrer,

Une cabane au fond du jardin, entourée de poussière, (oui, je suis photographe de chiottes)


(Monsieur A essaie de ne pas trop bronzer)

Une maison qui pique,

Une mise en abîme, (étoiles dans étoile)

Un magasin-prison,

Un corbillard qui plairait sûrement vachement a Pierre Tombale,

Un hôtel mexicain,

Un jardin de bières (normal, si tu veux faire une maison en bouteilles),

Un cercueil 0% confort a la Lucky Luke,

Des sanitaires pour crados,

Une piscine pour les inhumations en mer, qui sert aussi de réserve d’eau,

un coffre a roulettes, (l’ancêtre de la valise a roulettes)

Du linge fantomatique qui sèche,

Et un panneau « d’expression libre » assez cocasse.

Après ça, on est reparti, sur la route a 42 degrés alors qu’il n’était que 11 heures du matin.
Le gros flip était, au vu des morceaux de pneus et des trous dans la route, que l’une de nos roues explosent, mais ça n’a pas été le cas, heureusement.
Les paysages étaient toujours aussi désertiques, et le ciel bleu, mais bleu! a n’en pas croire ses yeux.

A certains endroits, les cailloux ressemblaient a du bitume, c’était assez déroutant (sans jeux de mots):


Avec une température qui te fait griller les poils des que tu sors, ça donne envie de visiter les camions frigorifiques.

Environ 0,7% de la quantité de morceaux de pneus éclatés que l’on a pu croiser durant notre voyage:

La route:

Le motel ou t’entend presque les « croaa, croaa » des corbeaux tellement c’est perdu:

Dans le désert, ils plantent parfois de drôles de trucs:

Et au bout d’un moment, alors qu’on pensait qu’on allait finir par mourir dans ce désert, y’a eu du vert!
En fait, c’était la fin de la traversée du désert a proprement parler (il faisait pas moins chaud), et on approchait des rives du Colorado, la rivière ayant creusé le grand canyon.
Ce fut assez soudain, et je fus fort désappointée de n’avoir réussi a voir aucune carcasse de quelque taille que ce soit dans le désert. il faudra que j’y retourne, a pied avec une gourde et un mouchoir sur la tête a la Dupond et Dupont (ou continuer a regarder France 5 pour en voir des dizaines en l’espace de 40 minutes. Meilleure probabilité)

Puis tout a coup, on change d’état. Nous voila a présent dans l’Arizona, avec un drapeau pas du tout prétentieux. Une étoile avec une cape de superman, quand même, ça fait un peu « m’as-tu-vu ».

Sur ce, je vais préparer mon sac à dos et mon maillot de bain pour aller a Portland, Oregon pour le week-end, histoire de passer de 20 a 35 degrés, de rigoler avec Mademoiselle C, et d’avoir d’autres articles a ajouter une fois les US terminés.
A la prochaine, donc.

Monsieur A et Aline partent a l’aventure: Los Angeles, Californie


A force de rouler, on est arrivé a Los Angeles, par Santa Barbara, Malibu, et Santa Monica.
La première chose que l’on ait faite a été d’aller a Best Buy, équivalent de Virgin ou Darty pour acheter mon appareil-photo-de-la-mort-qui-tue-la-vie. Je vous présente donc mon nouvel appareil: Canon Eos Rebel T3i, dont le nom européen est 600D (je comprends pas trop la différence de nom. Le continent américain préfère les rebelles? Étrange (en même temps, on s’en fiche):

(Oui, il y en a deux, c’est pour montrer l’avers ET le revers en même temps)

Maintenant je veux bien qu’on m’offre le livre « Le Canon Eos 600D pour les nuls » pour Noël, histoire d’être super au top. Quoique je l’aurais sûrement deja achetée avant. J’ai aussi acheté 3 cartes SD de 8 Giga (pas cher les US), pour pouvoir faire des photos et des vidéos pendant 2 semaines de vacances sans avoir a vider les cartes, c’est pas un truc très pratique a faire en pleine nature, ça nécessite au minimum un disque dur, voire un ordinateur…ce qui prend de la place niveau bagages.

Pour ceux qui seraient intéressés: il est vendu entre 850 et 950 euros en France. Ici, il vaut 849$, plus taxes. Les cartes plus les taxes plus l’appareil m’ont couté 989 USD, soit 682 euros au taux de change alors en vigueur. Cela fait donc environ 170 euros et 3 cartes SD (valeur 30 euros l’une environ) de réduction. Intéressant si vous pensez investir et que vous partez bientôt outre atlantique. Il y a des états qui n’ont pas de taxes, comme l’Oregon (contre 9,5% en Californie, c’est quand même une économie de quasiment 85$).

Trêves de bavardages, revenons a nos moutons:

(La police, tu la vois quasi jamais rouler, toujours en train d’arrêter quelqu’un)

Et soudain… Malibu city, la ville de Malibu Beach, la beach (et non Bitch, quoique) d’Alerte  a Malibu!
Meme si j’ai jamais du regarder une episode de cette série en entier, j’ai deja vu au moins 10 secondes de générique, donc ça compte (oui, ma culture télévisuelle, tout comme celle cinématographique, est « achier ». D’ailleurs je veux bien ajouter sur ma liste de cadeaux de Noël « Le cinéma pour les nuls », histoire de plus croire que la Nouvelle Vague est une VRAIE vague).

On a donc essayé de faire comme tout le monde, de se garer sur le cote de la route le long de la plage, histoire de pas payer le parking. On l’a fait a l’amerloque, c’est a dire sans faire de créneaux, mais après plus de 2 miles, la plage allait finir par se terminer, et on s’était toujours pas garé, donc on l’a fait a l’européenne, c’est a dire en se casant dans une place de 27 cm3 (+/- 3,2 cm3).

On est donc sorti de la voiture, on a traversé le parking sans se faire écraser (se retrouver nez a nez avec un gros 4×4 qui ne freine qu’au dernier moment, comme s’il réfléchissait au fait d’intenter a ta vie ou non, c’est jamais agréable). On a marché sur le sable blanc pendant bien 2km (bon ok, 200m, mais les distances semblent bien longues quand on marche dans le sable).

On a vu du sable, des vagues,

Tellement de terrains de beach volley que vu du ciel ça doit ressembler a une collection géante de filets,

La cabane des copains de Pamela,

Des vagues,

Les copains de Pamela, mais en version kway, et non en maillot de bain une pièce rouge, mais pas de filles a fortes poitrines (ni a faible d’ailleurs, pas de filles, point)

Des policiers centaures de la plage, mi-quads, mi-hommes, (et qui aiment beaucoup se faire prendre en photo avec la progéniture des touristes, avec le sourire pep’s-aux-dents)

Ensuite on a continué jusqu’à Santa Monica… on prend les mêmes paysages et on recommence:

On a vu pas mal de camping-cars/ villa de 300 m2, mais celui-ci, un peu vioc, était pas mal:

On a aussi visité l’intérieur de Los Angeles, pas que la plage!

On a vu des plantes qui piquent,

Le Greek Observatory,

Les collines d’Hollywood,

Des maisons qui lévitent quasiment dans le vide grâce a l’opération du Saint Esprit (ou par un système ingénieux de poutres, je pencherais davantage pour cette explication),

Des étoiles,

Des scientologues en veux-tu en voila, et même si t’en veux pas,

Le musée de Sir Ron Hubbard, gourou de la scientologie,  ou ça fourmillait de gens avec un pantalon mal coupé en toile bleue marine et en chemise blanche (mal coupée, elle aussi, en coton grossier…s’ils veulent recruter plus efficacement, ils pourraient investir un peu dans les tenues, parce que ça donne pas envie),

Des grosses maisons,

Des grosses voitures,

Des rues qu’on connait,

Des qu’on re-connait,

Un coyote,

Des panneaux qui respectent bien les proportions,

Des posters pour promouvoir l’agriculture biologique,

Des super guitares pour les JMJ:

Un musée d’art contemporain, le MOCA, tout aussi décevant que le SF MOMA (et même pire, parce que la ça ne devait être que de l’art contemporain, que j’aime davantage que l’art moderne),

Et un downtown avec des hélicoptères qui tournent dessus, comme s’ils cherchaient King-Kong (mais l’Empire State Building c’est à New-York, malheureusement. Ils se sont trompés de cote)

Prochaine épisode: La traversée du désert (mais pas politique, histoire de faire une blague bien merdique), et le Grand Canyon (avec une majuscule, parce que c’est un Monsieur, géologiquement parlant).

Dans un autre registre, J-10 avant le débarquement de la famille Boiss’… ça va déménager! (mais pas trop sinon ça va m’embêter et après je voudrai m’en aller) YOUHOUHOUHOUUUUUUUUUU!

Monsieur A et Aline partent a l’aventure: La California 1


Après avoir visité San Francisco, on a récupéré une voiture a l’aéroport, réservé préalablement sur Internet.
Bien sur, histoire de faire des économies et parce que les voitures, c’est seulement un truc pour se déplacer, j’avais pris la taille de voiture la plus petite. En France, on aurait été dans les véhicules types 107, saxo, et autres voiturettes.
Aux USA, la dénomination « petite voiture » est très relative, et on s’est donc retrouvé avec…tadaaaaam, une Toyota Corolla. Pour vous donner une idée, une Corolla, ça ressemble a ça:

C’est limite si a l’intérieur y’a pas un monde parallèle: tu peux vivre dedans tellement c’est grand. Au moins, si un soir on a un problème de froid/tempête/ours/crottal, on peut sans difficulté la transformer en camping-car.

Dans le coffre, y’a un petit détail, mais qui fait toute la différence (super rassurant):

Non non, vous ne rêvez pas, il s’agit bien d’une ouverture de sécurité, si tu es enfermé dans ton coffre. C’est sur qu’il vaut mieux prévenir, parce que si tu t’enfermes sans le faire exprès dans ton coffre, il faut bien que tu puisses en sortir sans encombres. En revanche, dans le cas malheureux ou tu te retrouverais enfermé dans un coffre suite à une action malveillante, cette tirette ne te servira strictement à rien. En effet, à moins que tes ravisseurs soient totalement ramollis du bulbe, ils ont surement pensé a te menotter avant de te jeter dans le coffre. Tu pourras donc regarder ce loquet, essayer de le faire bouger par la force de ta pensée, mais tu finiras tout de même mort déshydraté sur un parking en plein soleil, surtout dans le sud du pays au Texas ou en Arizona.
On remercie Toyota pour cette initiative, d’une pertinence à toute épreuve.

Pour en revenir à nos moutons, une fois récupéré cette voiturette, il a fallu s’arrêter a HSBC, car au bout de 48h, ma bank manager avait fini par daigner m’envoyer un mail, me disant que c’était vraiment « sad » ce qu’il m’arrivait (on sent la compassion a plein nez, c’est diiiingue). Dans cet email, elle m’apprenait aussi que je pouvais être secouru par HSBC en allant dans n’importe quelle succursale demander une « procédure de secours Premier » (oui oui, le même nom que la procédure que tu as à faire si tu te trouves en face de quelqu’un en situation d’arrêt cardiaque… ils prennent cela très au sérieux), qui me permettrait de récupérer 2000$ en cash. Parfait, je me rends donc chez eux, et 1h45 après, je ressors avec mes sous, plus l’impression d’avoir glissé, par une faille spatio-temporelle, directement a Hong-Kong.
Le personnel, chinois, parlait chinois entre eux, ainsi qu’aux Papimamies qui venaient recuperer leur pension dans des sacs plastiques. Intéressant, sociologiquement parlant.
Une fois dehors, c’était un peu comme si j’avais gagné au Monopoly:

Ce matelas d’argent (métaphoriquement parlant) embarqué, on a pris la Highway puis la Pacific Coast 1, aussi appelée California 1, route très connue pour ses points de vue a couper le souffle (au sens figure évidemment, ce n’est pas un coupe gorge -oui, cette vanne est absolument pathétique) direction Monterey, Carmel, la cote, puis Los Angeles, en suivant la ligne bleue:

Pour legendariser un peu:
A: San Francisco
B: Cupertino
C: Cambria
D: Los Angeles

Cupertino, ville qui vous dit surement absolument rien sauf si vous êtes fan d’Apple au point de pister Steve Job, est l’une des premières à travers laquelle nous somme passées, en suivant la direction de Santa Cruz.
Donc sur le bord de la route, tout en checkant que la bille bleue sur le gps du téléphone aille bien dans la direction dans laquelle on devait aller (c’est à dire le Sud, pour faire simple) (la bille bleue, pour les non-inities, représente toi-même-dans-ta-voiture, d’où l’importance qu’elle aille dans la direction désirée), y’avait des routes qui partaient a droite (wouhou le scoop), et sur le coté de cette route, y’avait ca:

Décliné en toutes les couleurs de l’arc en ciel…

(les photos ne sont pas de moi, mais de l’internet, les miennes étaient « achier »)

Et oui! on est passé devant le campus d’Apple, le « World Headquarter » comme disent les amerloques. Le lieu ou tout commence, tous les morceaux de plastiques blancs, tous les gps qui te pistent même quand tu captes pas de réseau.
Alors oui, pour beaucoup d’entre vous cette information en vous fait ni chaud ni froid, mais comme c’est mon monde, je dis ce que je veux.

Après cette ville, on a continué au bord de grands champs,

Avec plein de gens qui ramassaient des trucs dedans:

En restant environ 7 minutes arrêté à proximité (les travaux en rase campagne, c’est relativement énervant), ce qui nous a laissé tout le loisir d’examiner ces champs et les comportements des travailleurs, on s’est rendu compte qu’ils ramassaient… des fraises. Et ouais, y’a des fraises qui poussent dans la terre, pour de vrai, et pas en hydroponie en Californie!(technique de culture de plantes basée sur des billes d’argiles, de la laine de verre, de l’eau, des produits chimiques -et même parfois des lampes a sodium, histoire de faire croire aux plantes qu’il fait jour a 2h30 du matin). AMAZING!

Ensuite on a roulé, pour essayer de sortir du mauvais temps, et pour trouver une température supérieure a 17 degrés (enfin 63 degrés selon la voiture, on est aux US, donc faut s’habituer a leur système merdique de mesure).

Peu à peu, on a commencé à voir du sable:

Et ensuite… la mer! (oui, c’est l’océan, mais j’aimais pas bien la phrase)

Et ensuite, l’océan, on en a « mangé » pour être polie. Ce qui est dingue quand même, c’est qu’a chaque fois, une voix dans ma tête faisait « Wouhaaaaaa », ce qui déclenchait le réflexe Pavlovien suivant: « Haaaaaaaan t’as vu Monsieur A, comme c’est beau? C’est trop bien! ».
Au bout de 37 fois, ca doit être un peu relou; mais Monsieur A, qui a autant de patience qu’une armée de bonzes, répondait « ouais, c’est trop cool! ».
Les deux gogoles en vacances, quoi.

Sur la route, on s’est arrêté dans un Safeway (ou un truc dans le genre, ça se ressemble tout), et on a pris un sandwich géant. Autant vous dire qu’a la vue de ce sandwich, il nous le fallait absolument, ne serait-ce que pour se dire quand on sera des vieux-croulants qu’on a mangé un sandwich géant aux Stayyyytes:

(oui, ce sont mes jambes, histoire de voir à quel point il est immense)

(« Avec Monsieur Pringle, Vous êtes un winner »)

Ce qui a de pratique avec ce genre de taille, c’est que ça fait 2 repas de 2 personnes normales, et que ça rentre pile dans le vide poche (a défaut d’avoir une glacière).

Ensuite, on a longé un peu la mer, et on s’est arrêté a Carmel, ville assez préservée et très jolie, remplie de maisons assez chouettes (et évidemment hors de prix). Clint Eastwood en a été le maire entre 86 et 88, et les écrivains Jack London ou Mary Hunter Austin y ont une maison, comme pas mal de célébrité. La mer est bleue même quand il fait mauvais, y’a des vagues, le sable est blanc… cool quoi:



(On avait évidemment donné rendez-vous à Plectrude)

Y avait aussi une forme assez bizarre, comme un homme-algues, ou une sirène morte, ou encore un mec noyé par la mafia et enroulé dans des lianes que la mer aurait rejeté un matin d’été (amis de la poésie, bonjour):

Les maisons étaient jolies, aussi:

On a aussi vu des fleurs:

(elles avaient pile la taille de mon pied, ça aurait pu être tentant, mais j’écrase pas les fleurs.
C’est sympa les fleurs, ça donne des allergies)

Ensuite on est reparti, parce qu’on était pas arrivé, direction San Luis Obispo, ou on s’était dit qu’on dormirait, histoire d’être a un peu plus de 50% du trajet SF-LA. Sur la route y’avait plein d’autres endroits super beau:

(les distances sont en miles. 1 mile= 1, 609 kilomètre.
Soit respectivement 24,1 km, 157,7 km, 485,9 km et 88,5km)

Finalement on a campé au camping d’état de Cambria, CA, a une trentaine de miles de San Luis Obispo. Note intéressante: même si le camping est indique « Full » sur le panneau, il vaut mieux aller demander directement aux gardes des parcs nationaux qui gèrent le camping. Souvent le panneau est la pour une raison assez obscure, puisqu’ils ont encore des places, sous le régime du premier arrivé/ premier servi (un peu comme la notion de FIFO pour le commerce international, pour ceux à qui ça dit quelque chose).

On a donc payé 38$ (plus cher que ça tu décèdes. Normalement les federal ou state campground sont aux alentours de 15/18$ la nuit, ce qui est deja pas mal pour faire une sorte de camping sauvage sur un terrain. et il fallait faire attention aux serpents a sonnettes… Autant dire que les moustiquaires de la tente ont jamais ete ouvertes plus de 2 secondes et demi.
Heureusement j’en ai pas vu, mais ça a été un sujet de plaisanterie assez récurrent, l’espace des 15h (environ) sur place. Enfin ça a surtout été un sujet de plaisanterie pour Monsieur A, parce que personnellement sauter en l’air a chaque fois qu’on me dit  » attention! » ou « Haaaan bouge pas Aline! » au passage d’un buisson ça me fait moyennement rire (ça ne me fait d’ailleurs pas rire du tout, étonnamment).

Ce qui n’est pas négligeable tout de même, c’est qu’au minimum, chaque emplacement à une sorte de barbecue brasero, une table en bois et un robinet. Y’a pas de douche, les chiottes sont a 150 km, mais au moins t’es pas en plus (en plus!) oblige de manger par terre, le séant posé dans l’herbe humide.
L’océan etait juste derrière la digue derrière la tente, mais on avait quand même les embruns, et qu’est ce qu’on s’est caillé le soir, c’était humide et froid.
On a fait du feu avec des morceaux d’écorces géants trouvés sur le bord de la route, qui faisait d’ailleurs beaucoup trop de fumée et pas assez de chaleur.
ça a suffit pour tester une expérience culinaire un peu bizarre:

(les ingrédients)

(le moyen de cuisson)

Le résultat est un peu caoutchouteux, mais tout a fait mangeable (tant que c’est un truc chaud).

Mais le mieux de cette nuit, c’était le matin. Se lever, avoir l’intérieur du corps encore endormi, pas avoir encore petit-déjeuné et se retrouver face a l’océan, ça n’a pas de prix  (pour le reste il y a Mastercard):

Et toujours la route, et toujours l’océan:

(une île de pirates)

Au bout d’un moment, on a fini par arriver a Santa Barbara, Malibu Beach, et tout un tas de noms qu’on connait sans y être jamais allé… et qui constitue la metropole de Los Angeles.

To be continued… (parce que la j’en ai marre d’ecrire).

Je profite tout de même de cet article pour féliciter L et N, qui ont respectivement obtenu le Baccalauréat et le Brevet des collèges! BRAVO! on pourra pas boire de Chevalier parce que c’est difficile d’en amener et impossible a trouver ici, mais le coeur y  est 🙂

Monsieur A et Aline partent à l’aventure: San Francisco, Californie


Aujourd’hui: du chaud, du froid, des avions, être copain avec ses banquiers-a-travers-le-monde, acheter un nouvel appareil photo, conduire une voiture automatique, couchsurfer chez des gens sympas, faire les magasins, des montées, des descentes, des animaux gentils et des pas gentils, un matelas auto-gonflant crevé, de la pizza/tortilla/cheddar au brasero, des jetons de casino, du kitsch, des drogués, un océan, des chouettes maisons, des plages, des sauveteurs en rouge, des piscines, des degrés Fahrenheit, des pneus éclatés, des cartes postales, des hamburgers, des breakfasts, des américains, des bus, du cash…

Après être revenue un mois et quelque en France, histoire de voir mes zami(e)s, aller au mariage de l’année, puis passer des entretiens pour des futurs-éventuels-jobs-parce-que-les-dollars-tree-ça-n’existe-pas, me voila de retour a Vancouver pour 48h, et re-départ pour des vacances, aux USA cette fois-ci.

Donc mercredi 22 au matin, après une fête de la musique regroupant sûrement 95% de la population française (ouais française, pas francophone, pour une fois), et donc pas mal de monde que j’ai déjà vu/entraperçu/dit bonjour au moins une fois depuis que j’habite ici (super trop intéressante, cette info), il a fallu se lever, prendre le bus jusqu’au terminal Greyhound, puis se cailler dans le bus pendant 4h (fan de la clim, le chauffeur), passer la frontière et répondre à plein de questions d’une amerloque fausse blonde persuadée que je venais chercher un travail chez eux pour ne plus jamais repartir, finalement payer 6$ US pour avoir le visa de terrien ou un truc dans le genre (équivalent de l’ESTA pour les voies terrestres), remonter dans le bus et arriver a Seattle.
Le terminal Greyhound de Seattle, « c’est un peu la gare de Bratislava », dixit Mademoiselle C. C’est une sorte de lieu bizarre, vieux et bruyants, ou se mêlent les voyageurs, les déshérités, ou encore ceux que la vie n’a pas épargné. Une fois sortis, marches 6 blocks et pris le tramway pendant 25 minutes, on est à l’aéroport de Seattle, qui, niveau parking, est assez étrange, architecturalement parlant:

Ensuite on a marché au moins 10 minutes pour rejoindre le terminal United, incroyable. On est aux Staaaaaates, là! Ils sont ou les tapis roulants et tout les trucs pour me donner au moins une fois un aperçu de ce que ça fait d’être cul-de-jatte? Me voila fort désappointée.
Une fois enregistres, on part à la recherche d’une machine à sous pour avoir nos premiers dollars amerloques, ceux qui font comme des billets de Monopoly.
Et là… grande découverte: ma carte de paiement canadienne, celle qui a les sous du voyage dessus, celle qui était censée me permettre de m’offrir mon appareil photo de grand reporter de pays en paix, celle qui pourrait nous acheter autant de burgers que l’on voudrait….A disparu de mes affaires.
Perdre des trucs pendant 2 secondes histoire de m’auto-faire croire que ma vie est palpitante, j’ai l’habitude. Passer 5 minutes et un vidage de sac à dos sans la retrouver, ça commence à poser problème.
A ce moment là, une question cruciale nous vient à l’esprit: Comment on va faire pour manger? (le reste, on s’en fout). OKKKKKKKK, on est dans la mouise.
S’ensuit une phase de checkage de Wifi de l’aéroport, envoi de mail à Papamaman pour leur demander de nous sauver la vie (MERCI!) en nous faisant un virement sur le compte francais ou on a une carte bleue, envoi de mail à madame HSBC pour qu’elle me plaigne et me renvoie une nouvelle carte illico-presto, appel à la hotline d’assistance HSBC premier Canada (15$ de hors forfait, c’est toujours un plaisir), ralage contre le fait que HSBC ne peut me renvoyer de carte car la poste du Canade est en grève et qu’a cause de cela UPS a des délais plus longs (plus pourrie que ça comme excuse, tu décèdes), madame de la hotline qui me propose donc d’utiliser une autre carte de crédit pour payer mes achats et de venir les voir quand je serai revenue (c’est gentil de me soumettre cette idée, je n’aurais pas eu la présence d’esprit de le faire).
Ceci passe, on rigole un peu, en essayant que ce soit pas trop jaune, et on décolle:

L’arrivée à San Francisco est un peu moins nuageuse, avec un peu de chance on va pas entrer en collision avec Air Canada, et il fera super chaud, tellement qu’on sera obligé de se mettre en short:

Finalement il ne fait pas assez chaud pour se mettre en short.
Tant pis, on essaiera demain. On rejoint notre première couchsurfeuse, Jeny, et c’est parti pour 3 jours de quadrillage de San Francisco à pied, en prenant presque jamais le bus (on s’entraine pour quand il faudra marcher des jours et des jours pour manger de la viande humaine rassie, après le 21 décembre 2012).

Du balcon de chez Jeny, on a une vue plutôt intéressante sur une partie de la ville:

San Francisco c’est sympa, Monsieur A veut y habiter. Moi un peu moins, il y a quand même eu beaucoup de fois du brouillard, et y’a pas mal d’endroits pas trop fréquentables… à voir, on la rajoute sur la liste-de-la-ou-on-va-aller-vivre-un-jour.

En vrac, on a vu tout ça:

Des maisons bien garées,

D’autres pleines de fenêtres,

D’autres pour accueillir le Dalai-Lama,

D’autres avec chacun sa porte,

Des femmes géantes avec de l’arthrose a l’extérieur à force de ne pas bouger,

Des bâtiments très allemands,

Le grand/bon/bien phoque de l’état de la Californie,


Un yellow submarine de surface,

Un autre,

Charlie qui se cachait derrière les tuyaux de clim sur un immeuble en face du SF MOMA,

Du ton sur ton,

Un arc géant, sûrement perdu par un indien géant,

De jolies peintures murales,

(un peu comme Guernica, mais pas vraiment)

(un poulpe qui s’appelle presque comme ma copine!)

(« si vous le voulez », la précision qui fait toute la différence)

(sans vouloir être vexante, ça fait beaucoup de revendications a la fois.
La liberté ça suffirait pas? Parce que faut pas non plus exagérer)

(on sent le besoin irascible de se faire remarquer)

(si tu as ces espèces de bed bugs chez toi, un conseil: déménage)

(pleurer des dents, plutôt cool comme concept.
dommage que ce soit possible que si t’as un cœur à la place du cerveau,
ce qui n’est pas mon cas)

Ensuite, il a bien fallu qu’on se nourrisse:

(oui, j’ai mis la montre de l’espace qui cuit même ton bagel si tu lui demandes.
A ma décharge, j’étais en voyage, donc ça compte pas niveau look)

Dans notre guide, y’avait écrit que le MOMA de San Francisco était le second après New-York. On voulait donc y aller a tout prix, mais 18$ chacun pour une petite heure de visite (et encore, en lisant TOUTES les explications), c’était plutôt décevant. Ils ont oublie de dire que l’ordre de grandeur n’avait rien à voir. Comme un musée de Playmobils qui voudrait se mesurer au Palais de Tokyo.

Y’avait deux ou trois trucs bien:

Le bâtiment en lui même, déjà,

Heureusement y’avait René, donc j’étais contente,

Et Calder,

Et Keith haring.

On a aussi vu le Bay Bridge, petit frère du Golden Gate bridge,

Plein de drapeaux,

Le drapeau le plus gay, mon voisin de tous les jours a Vancouver,
qui redonne le sourire même quand il fait un temps pourri,

Des rues avec des buildings ou tu peux voir par dessus sans lever -trop- les yeux,

Des motocyclettes,

Le copain de la géante pleine d’arthrose qui fait une sieste, tranquillou,

Des schtroumpfs en voyage touristique,

De la nature dans le Golden Gate Park,

Des fougères-arbres, comme à l’ère du Mezozoique,

Et des bisons!

C’est un gros steak  sur pâtes, avec option pull en mohair intégré,

(en même temps au vu des doubles clôtures, fallait soit avoir les bras d’Elasticman,
soit être bon en lancer de poids…fallait en vouloir, quoi)

On a vu plein d’écureuils, et aussi des colibris (mais pas de photos potables, désolée)

Des trucs pour que tu puisses boire, et ton nain et ton esclave aussi,

Des pelouses pour jouer à la pétanque,

Des falaises,

Et enfin, au bout de ce parc urbain interminable (5 miles), l’océan!


On a croisé Plectrude qui se faisait dorer la pilule,

(revers de la plage)

Ensuite on est monté sur les cailloux, mais c’était dangereux (un peu),
et même que des fois y’a des gens qui sont tombés, et qui sont morts
dans d’atroces souffrances parce qu’ils avaient pas respecté les précautions d’usage)

On a vu des traces du règne de Schwartzy, qui,
aux dires de nos différents Couchsurfeurs californiens, n’a servi à rien pendant 4 ans,

Des vagues qui font de la Nolwenn sur les récifs,

Des parterres de fleurs de type désertique,

La fin de la mort,

Une rue toboggan,

Des montées et des descentes,

Un phare/une telegraph tower,

Un immeuble en pâte à modeler (après l’église en pâte à modeler),

Des immeubles pointus qui grattent le ciel et des immeubles pas pointus qui caressent le ciel,

Et lorsque nous étions a la recherche, le dernier soir, de pommes de terre pour faire gouter à notre couchurfeur Markus le gratin dauphinois, on est tombé sur ça, chez Whole Foods:

Dingue, non?! pour la modeste somme de 7,99$, ce qui est raisonnable (aux usa, la bouffe est moins chère!)

Et pour finir, un autocollant plutôt pertinent trouvé sur une voiture, histoire de vous laisser méditer sur le sens de la vie, de la religion et du reste… en attendant de la suite la suite des aventures d’Aline:

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