Monsieur A et Aline partent à l’aventure: San Francisco, Californie

Aujourd’hui: du chaud, du froid, des avions, être copain avec ses banquiers-a-travers-le-monde, acheter un nouvel appareil photo, conduire une voiture automatique, couchsurfer chez des gens sympas, faire les magasins, des montées, des descentes, des animaux gentils et des pas gentils, un matelas auto-gonflant crevé, de la pizza/tortilla/cheddar au brasero, des jetons de casino, du kitsch, des drogués, un océan, des chouettes maisons, des plages, des sauveteurs en rouge, des piscines, des degrés Fahrenheit, des pneus éclatés, des cartes postales, des hamburgers, des breakfasts, des américains, des bus, du cash…

Après être revenue un mois et quelque en France, histoire de voir mes zami(e)s, aller au mariage de l’année, puis passer des entretiens pour des futurs-éventuels-jobs-parce-que-les-dollars-tree-ça-n’existe-pas, me voila de retour a Vancouver pour 48h, et re-départ pour des vacances, aux USA cette fois-ci.

Donc mercredi 22 au matin, après une fête de la musique regroupant sûrement 95% de la population française (ouais française, pas francophone, pour une fois), et donc pas mal de monde que j’ai déjà vu/entraperçu/dit bonjour au moins une fois depuis que j’habite ici (super trop intéressante, cette info), il a fallu se lever, prendre le bus jusqu’au terminal Greyhound, puis se cailler dans le bus pendant 4h (fan de la clim, le chauffeur), passer la frontière et répondre à plein de questions d’une amerloque fausse blonde persuadée que je venais chercher un travail chez eux pour ne plus jamais repartir, finalement payer 6$ US pour avoir le visa de terrien ou un truc dans le genre (équivalent de l’ESTA pour les voies terrestres), remonter dans le bus et arriver a Seattle.
Le terminal Greyhound de Seattle, « c’est un peu la gare de Bratislava », dixit Mademoiselle C. C’est une sorte de lieu bizarre, vieux et bruyants, ou se mêlent les voyageurs, les déshérités, ou encore ceux que la vie n’a pas épargné. Une fois sortis, marches 6 blocks et pris le tramway pendant 25 minutes, on est à l’aéroport de Seattle, qui, niveau parking, est assez étrange, architecturalement parlant:

Ensuite on a marché au moins 10 minutes pour rejoindre le terminal United, incroyable. On est aux Staaaaaates, là! Ils sont ou les tapis roulants et tout les trucs pour me donner au moins une fois un aperçu de ce que ça fait d’être cul-de-jatte? Me voila fort désappointée.
Une fois enregistres, on part à la recherche d’une machine à sous pour avoir nos premiers dollars amerloques, ceux qui font comme des billets de Monopoly.
Et là… grande découverte: ma carte de paiement canadienne, celle qui a les sous du voyage dessus, celle qui était censée me permettre de m’offrir mon appareil photo de grand reporter de pays en paix, celle qui pourrait nous acheter autant de burgers que l’on voudrait….A disparu de mes affaires.
Perdre des trucs pendant 2 secondes histoire de m’auto-faire croire que ma vie est palpitante, j’ai l’habitude. Passer 5 minutes et un vidage de sac à dos sans la retrouver, ça commence à poser problème.
A ce moment là, une question cruciale nous vient à l’esprit: Comment on va faire pour manger? (le reste, on s’en fout). OKKKKKKKK, on est dans la mouise.
S’ensuit une phase de checkage de Wifi de l’aéroport, envoi de mail à Papamaman pour leur demander de nous sauver la vie (MERCI!) en nous faisant un virement sur le compte francais ou on a une carte bleue, envoi de mail à madame HSBC pour qu’elle me plaigne et me renvoie une nouvelle carte illico-presto, appel à la hotline d’assistance HSBC premier Canada (15$ de hors forfait, c’est toujours un plaisir), ralage contre le fait que HSBC ne peut me renvoyer de carte car la poste du Canade est en grève et qu’a cause de cela UPS a des délais plus longs (plus pourrie que ça comme excuse, tu décèdes), madame de la hotline qui me propose donc d’utiliser une autre carte de crédit pour payer mes achats et de venir les voir quand je serai revenue (c’est gentil de me soumettre cette idée, je n’aurais pas eu la présence d’esprit de le faire).
Ceci passe, on rigole un peu, en essayant que ce soit pas trop jaune, et on décolle:

L’arrivée à San Francisco est un peu moins nuageuse, avec un peu de chance on va pas entrer en collision avec Air Canada, et il fera super chaud, tellement qu’on sera obligé de se mettre en short:

Finalement il ne fait pas assez chaud pour se mettre en short.
Tant pis, on essaiera demain. On rejoint notre première couchsurfeuse, Jeny, et c’est parti pour 3 jours de quadrillage de San Francisco à pied, en prenant presque jamais le bus (on s’entraine pour quand il faudra marcher des jours et des jours pour manger de la viande humaine rassie, après le 21 décembre 2012).

Du balcon de chez Jeny, on a une vue plutôt intéressante sur une partie de la ville:

San Francisco c’est sympa, Monsieur A veut y habiter. Moi un peu moins, il y a quand même eu beaucoup de fois du brouillard, et y’a pas mal d’endroits pas trop fréquentables… à voir, on la rajoute sur la liste-de-la-ou-on-va-aller-vivre-un-jour.

En vrac, on a vu tout ça:

Des maisons bien garées,

D’autres pleines de fenêtres,

D’autres pour accueillir le Dalai-Lama,

D’autres avec chacun sa porte,

Des femmes géantes avec de l’arthrose a l’extérieur à force de ne pas bouger,

Des bâtiments très allemands,

Le grand/bon/bien phoque de l’état de la Californie,


Un yellow submarine de surface,

Un autre,

Charlie qui se cachait derrière les tuyaux de clim sur un immeuble en face du SF MOMA,

Du ton sur ton,

Un arc géant, sûrement perdu par un indien géant,

De jolies peintures murales,

(un peu comme Guernica, mais pas vraiment)

(un poulpe qui s’appelle presque comme ma copine!)

(« si vous le voulez », la précision qui fait toute la différence)

(sans vouloir être vexante, ça fait beaucoup de revendications a la fois.
La liberté ça suffirait pas? Parce que faut pas non plus exagérer)

(on sent le besoin irascible de se faire remarquer)

(si tu as ces espèces de bed bugs chez toi, un conseil: déménage)

(pleurer des dents, plutôt cool comme concept.
dommage que ce soit possible que si t’as un cœur à la place du cerveau,
ce qui n’est pas mon cas)

Ensuite, il a bien fallu qu’on se nourrisse:

(oui, j’ai mis la montre de l’espace qui cuit même ton bagel si tu lui demandes.
A ma décharge, j’étais en voyage, donc ça compte pas niveau look)

Dans notre guide, y’avait écrit que le MOMA de San Francisco était le second après New-York. On voulait donc y aller a tout prix, mais 18$ chacun pour une petite heure de visite (et encore, en lisant TOUTES les explications), c’était plutôt décevant. Ils ont oublie de dire que l’ordre de grandeur n’avait rien à voir. Comme un musée de Playmobils qui voudrait se mesurer au Palais de Tokyo.

Y’avait deux ou trois trucs bien:

Le bâtiment en lui même, déjà,

Heureusement y’avait René, donc j’étais contente,

Et Calder,

Et Keith haring.

On a aussi vu le Bay Bridge, petit frère du Golden Gate bridge,

Plein de drapeaux,

Le drapeau le plus gay, mon voisin de tous les jours a Vancouver,
qui redonne le sourire même quand il fait un temps pourri,

Des rues avec des buildings ou tu peux voir par dessus sans lever -trop- les yeux,

Des motocyclettes,

Le copain de la géante pleine d’arthrose qui fait une sieste, tranquillou,

Des schtroumpfs en voyage touristique,

De la nature dans le Golden Gate Park,

Des fougères-arbres, comme à l’ère du Mezozoique,

Et des bisons!

C’est un gros steak  sur pâtes, avec option pull en mohair intégré,

(en même temps au vu des doubles clôtures, fallait soit avoir les bras d’Elasticman,
soit être bon en lancer de poids…fallait en vouloir, quoi)

On a vu plein d’écureuils, et aussi des colibris (mais pas de photos potables, désolée)

Des trucs pour que tu puisses boire, et ton nain et ton esclave aussi,

Des pelouses pour jouer à la pétanque,

Des falaises,

Et enfin, au bout de ce parc urbain interminable (5 miles), l’océan!


On a croisé Plectrude qui se faisait dorer la pilule,

(revers de la plage)

Ensuite on est monté sur les cailloux, mais c’était dangereux (un peu),
et même que des fois y’a des gens qui sont tombés, et qui sont morts
dans d’atroces souffrances parce qu’ils avaient pas respecté les précautions d’usage)

On a vu des traces du règne de Schwartzy, qui,
aux dires de nos différents Couchsurfeurs californiens, n’a servi à rien pendant 4 ans,

Des vagues qui font de la Nolwenn sur les récifs,

Des parterres de fleurs de type désertique,

La fin de la mort,

Une rue toboggan,

Des montées et des descentes,

Un phare/une telegraph tower,

Un immeuble en pâte à modeler (après l’église en pâte à modeler),

Des immeubles pointus qui grattent le ciel et des immeubles pas pointus qui caressent le ciel,

Et lorsque nous étions a la recherche, le dernier soir, de pommes de terre pour faire gouter à notre couchurfeur Markus le gratin dauphinois, on est tombé sur ça, chez Whole Foods:

Dingue, non?! pour la modeste somme de 7,99$, ce qui est raisonnable (aux usa, la bouffe est moins chère!)

Et pour finir, un autocollant plutôt pertinent trouvé sur une voiture, histoire de vous laisser méditer sur le sens de la vie, de la religion et du reste… en attendant de la suite la suite des aventures d’Aline:

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2 responses to this post.

  1. Posted by Ondarsuhu on 17 juillet 2011 at 02:29

    Salut vous deux,

    Ce qu’il y a de bien avec Alien chez les castors, c’est qu’on voyage à l’oeil … Le Canada en long en large et en travers avec du soleil ou des tonnes de neige; maintenant, les US … D’ailleurs ce n’est plus Alien chez les castors mais chez les Bisons. Une petite pointe d’envie lorsque l’on voit que vous êtes partis avec Plectrude (Gertrude … ?!?) et du Saint-Marcellin et pas nous … Mais bon, on sera grands seigneurs, on ne dira rien ! D’ailleurs, nous on a l’Ardèche, Leucate, la Cancoillote, le plateau d’Emparis … etc.

    Bises à vous.

    Jean-Cri & Cath

    Réponse

  2. Le plateau d’Emparis, c’est quand meme cool aussi…mais c’est vrai que la mer, le sable blanc et les trucs d’amerloques, ca vaut le detour.
    Y’a encore plusieurs episodes qui vont suivre, histoire que vous ayez davantage l’impression d’avoir trimballe votre camping-car sur la West Coast!

    Je vous embrasse,

    Aline

    Réponse

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