Monsieur A et Aline partent a l’aventure: traversee du desert et ville fantome

Après avoir laisse Paul, notre hôte de couch surfing a Los Angeles, on a continué vers l’est.
On aurait bien continué vers le sud aussi (San Diego, Mexique, …), mais c’était pas trop la bonne route.
C’est un peu dans ces genres de moments ou tu te dis que finalement, on pourrait changer de route, jamais revenir, rester la pour toujours, les pieds dans l’eau et un ordinateur dans les mains pour bosser (faut bien vivre), écoutant de la musique mexicaine et laissant se développer son/ses mélanome(s).
Malheureusement, tout ceci est impossible, j’ai dit a la fausse-blonde de la frontière que je ne comptais pas m’établir ici, ni travailler, ni rien. C’est un coup a se retrouver a Alcatraz, ou mort avec les doigts arrachés. On ne sais jamais ce que peuvent faire les services secrets, donc mieux vaut être prudent.
On a mis le cap a l’Est, en cherchant l’outlet dont nous avait parlé Paul, au bout de Los Angeles, sur Ontario (qui est ici une ville et non une province canadienne, tout comme Vancouver est aussi une ville de la banlieue de Seattle).
Une heure de voyage plus tard (sur autoroute et sans bouchons, je précise), nous sommes toujours dans le comte de Los Angeles, mais presque au bout. C’est vraiment grand comme métropole.

La voiture nous dit qu’il fait 100 degrés, mais nous, on la croit pas, on a même pas mis la clim (en fait si, et depuis un moment. c’est ça de faire le reporter et de ne pas s’occuper du poste de pilotage). Premier arrêt, Abercrombie & Fitch, on est la pour ça, QUE pour ça, presque. Et pour Ralph Lauren aussi, tant qu’a faire. Le parking est géant, mais un peu désert, personne n’est dehors et il fait grand soleil.

Une fois garé et sortis de la voiture, on comprend pourquoi personne n’est dehors, le soleil est brûlant, l’air étouffant…il fait environ 38 degrés, avec 0 km/h de vent. On passe 2 heures dans le grand centre commercial, on trouve rien chez les deux marques pour lesquelles nous sommes venus, mais on repart après un détour plutôt riche chez Gap, Hilfiger, ou encore US Polo Association.

Devant nous nous attend le désert du Mohave, qui commence en Californie et continue en Arizona, avec ses plateaux, sa chaleur écrasante, et son vide intersidéral. Peu a peu les paysages commencent a changer:

Le soir on a dormi a Blarstow, toujours en Californie, dans un camping KOA. Ce sont des campings calmes, avec une piscine. Cette option n’est pas négligeable, quand il fait 40 degrés, après une journée de route.
On crève  de chaud, ce qui change de la nuit au bord de l’eau a Cambria, et la surprise! les sanitaires (enfin les WC, plus exactement), sont climatisés! Dingue.
Ca faisait quand même vachement désertique.

Notre emplacement,

(on avait pas encore monté la tente)

Le lendemain matin on a petit-déjeuné dans un diner assez marrant, a 7h du matin (parce qu’il faisait 36 degrés dans la tente a 6h30, A L’OMBRE!)

(notre serveuse, Betty)

Niveau menu, c’était frugal:

(oui, c’est bien pour une personne)

Après ces 14000 calories, on a décidé d’aller voir une Ghost town, Calico.
On l’a trouvé tout a fait par hasard en sortant pour aller au camping, c’était indiqué un peu partout. Un peu étrange, au milieu de pas grand chose. Notre espèce de guide spirituel-de-voyage disait que c’était l’un des villes fantômes le plus préservé, a voir. Ni une ni deux, on a plié bagage et on y est allé.

On a vu des épouvantails sur le bord des fenêtres,

Un saloon,

Une caserne de pompiers,

Un camion de pompier,

Un jardin potager piquant,

Des WC publiques délabrés,

Des tiroirs-caisses,

Chinatown,

Un hammam chinois,

Une maison d’alcoolique faite en bouteilles de verre a la place des briques (ça doit valoir une fortune en consignes),

L’intérieur de la maison en verre (appartenant a des juifs alcooliques? la légende ne le dit pas),

Un rocher fondu,

Un « trou glorieux » (a ne pas confondre avec un « fucking ass hole », qui n’est pas très glorieux),

Le trou en question,

Une vue du village de par-dessus,

Des traces de dynamite sur fond ocre,

Une maison qui se casse la margoulette,

Une cabane de Playmobil géante,

Des prix pour se dire « ahh, c’était le bon temps »,

Une école pour apprendre les thèses créationnistes aux petits américains bien pensants,

De drôles de cailloux, comme une pièce montée géante qui serait en train de s’effondrer,

Une cabane au fond du jardin, entourée de poussière, (oui, je suis photographe de chiottes)


(Monsieur A essaie de ne pas trop bronzer)

Une maison qui pique,

Une mise en abîme, (étoiles dans étoile)

Un magasin-prison,

Un corbillard qui plairait sûrement vachement a Pierre Tombale,

Un hôtel mexicain,

Un jardin de bières (normal, si tu veux faire une maison en bouteilles),

Un cercueil 0% confort a la Lucky Luke,

Des sanitaires pour crados,

Une piscine pour les inhumations en mer, qui sert aussi de réserve d’eau,

un coffre a roulettes, (l’ancêtre de la valise a roulettes)

Du linge fantomatique qui sèche,

Et un panneau « d’expression libre » assez cocasse.

Après ça, on est reparti, sur la route a 42 degrés alors qu’il n’était que 11 heures du matin.
Le gros flip était, au vu des morceaux de pneus et des trous dans la route, que l’une de nos roues explosent, mais ça n’a pas été le cas, heureusement.
Les paysages étaient toujours aussi désertiques, et le ciel bleu, mais bleu! a n’en pas croire ses yeux.

A certains endroits, les cailloux ressemblaient a du bitume, c’était assez déroutant (sans jeux de mots):


Avec une température qui te fait griller les poils des que tu sors, ça donne envie de visiter les camions frigorifiques.

Environ 0,7% de la quantité de morceaux de pneus éclatés que l’on a pu croiser durant notre voyage:

La route:

Le motel ou t’entend presque les « croaa, croaa » des corbeaux tellement c’est perdu:

Dans le désert, ils plantent parfois de drôles de trucs:

Et au bout d’un moment, alors qu’on pensait qu’on allait finir par mourir dans ce désert, y’a eu du vert!
En fait, c’était la fin de la traversée du désert a proprement parler (il faisait pas moins chaud), et on approchait des rives du Colorado, la rivière ayant creusé le grand canyon.
Ce fut assez soudain, et je fus fort désappointée de n’avoir réussi a voir aucune carcasse de quelque taille que ce soit dans le désert. il faudra que j’y retourne, a pied avec une gourde et un mouchoir sur la tête a la Dupond et Dupont (ou continuer a regarder France 5 pour en voir des dizaines en l’espace de 40 minutes. Meilleure probabilité)

Puis tout a coup, on change d’état. Nous voila a présent dans l’Arizona, avec un drapeau pas du tout prétentieux. Une étoile avec une cape de superman, quand même, ça fait un peu « m’as-tu-vu ».

Sur ce, je vais préparer mon sac à dos et mon maillot de bain pour aller a Portland, Oregon pour le week-end, histoire de passer de 20 a 35 degrés, de rigoler avec Mademoiselle C, et d’avoir d’autres articles a ajouter une fois les US terminés.
A la prochaine, donc.

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